centre de ressources autonomie proteique

S’organiser en collectif

Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma. Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma. Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma

Un centre de ressources

Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma. Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma. Descriptif du centre de ressources sur l’autonomie protéique du réseau cuma.

Intérêts du collectif

01

Étape 1

Répondre aux besoins en équipements adaptés et aux défis logistiques de ces nouvelles pratiques :

Face aux nouveaux besoins en équipements (ex. matériels de fenaison) et nouveaux défis logistiques (infrastructures de stockage, séchage, etc.) nécessaires au développement des légumineuses fourragères, la Cuma est un atout stratégique en réduisant les coûts d’investissement. L’organisation collective permet également de mettre à profit les compétences mécaniques qui peuvent être détenues par certains adhérents, pour mieux adapter les machines aux conditions écologiques du milieu local, voire co-construire ou co-concevoir et renforcer la polyvalence des équipements.

02

Étape 2

Accéder aux ressources productives stratégiques

Ex. Des arrangements d’échange de semences sont organisés pour éviter à chaque exploitation de devoir entreprendre une activité de production d’une trop grande diversité de semences fermières. Des arrangements entre éleveurs et céréaliers permettent de faciliter l’accès de ces derniers à des matières organiques.

03

Étape 3

Optimiser l’organisation du travail

Les arrangements de partage de travail permettent d’optimiser l’organisation sur la ferme, car les changements engagés peuvent y impliquer des tâches nouvelles, telles que l’expérimentation et le perfectionnement des nouvelles pratiques introduites, la conduite de nouvelles activités comme les couverts hivernaux ou la production de semences, etc. En plus des chantiers en commun, certains des agriculteurs enquêtés réfléchissent ou ont engagé des processus de délégation à des salariés, grâce à la formation de groupement d’employeurs ou l’embauche de salariés conducteurs d’engins au sein de leur Cuma.

04

Étape 4

Partager l’expérience et construire de nouvelles connaissances

Pour améliorer la maîtrise des nouvelles pratiques. Le réseau de coopération de proximité peut fonctionner comme un réseau de dialogues techniques entre pairs (pour partager leurs expériences, comparer leurs résultats, confronter leurs pratiques, mieux dégager des conclusions valides des observations et activités expérimentales). Certains groupes organisent des processus formalisés de partage d’expériences, de confrontation des résultats individuels ou de formation collective (via les dispositifs GIEE, MCAE, ou Vivéa), notamment pour pallier le manque de références.

05

Étape 5

Gérer l’incertitude

La coopération de proximité permet aux agriculteurs de s’appuyer sur les fonctions de réassurance du collectif afin de pouvoir naviguer dans le contexte actuel, marqué par plus d’instabilité, d’incertitude et d’inconnu. Les agriculteurs s’appuient ainsi sur leurs pairs pour partager des compétences et expertises sur des pratiques plus complexes et plus dépendantes des aléas des processus écologiques du milieu, dans un contexte où les opérateurs habituels du secteur agricole ayant pour mission de fournir des conseils et références aux agriculteurs peinent à pouvoir remplir leur rôle sur le sujet des nouvelles pratiques mises en œuvre (ex. conduite des prairies, etc).

Deux types d’organisations collectives

Les travaux d’étude menés dans CAP VERT* avec les apports des travaux de thèse de Véronique Lucas permettent de repérer deux grands types de configurations collectives sur lesquelles les agriculteurs s’appuient pour développer de nouvelles pratiques :

Les groupes et réseaux de partage d’expériences et de production de connaissances. S’appuyant principalement sur le partage d’expériences entre pairs, ils existent à différentes échelles : locale (groupe de développement), supra locale (réseaux professionnels thématiques), voire nationale (réseaux de développement agricole).

Les coopérations opérationnelles de proximité (ou arrangements de proximité) correspondent à toutes les pratiques de partage, d’échanges et de services mutuels entre différents agriculteurs voisins visant à améliorer la gestion des ressources matérielles et du travail au service de l’activité. La Cuma n’est ainsi qu’un arrangement qui est complété par une multiplicité d’autres plus ou moins formels. Pour partager matériel, travail, salariés, foncier, intrants, bâtiments, les agriculteurs impliqués combinent des outils juridiques variés (GIE, groupement d’employeur, etc.), voire des arrangements plus informels (banque de travail, entraide, échange de semences ou paille-fumier, etc.).

CAP VERT

Projet lauréat de l’appel à projets « Innovation et partenariat » 2013 financé par le ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt via le Compte d’affectation spéciale développement agricole et rural (Casdar), dont les objectifs étaient de :
Comprendre les nouvelles formes de coopération entre agriculteurs au service de la transition agroécologique.
Produire des ressources pour accompagner leur émergence et leur développement.
 plus d’infos sur CAP VERT.

Actualités

Collectif

Une étude démontre que les Cuma sont une solution pour réduire l’utilisation des pesticides

"Plus il y a de membres de Cuma sur un territoire, moins il y a de consommation de pesticides." Une étude récente réalisée par des chercheurs de l’Université de Rennes et de l’Institut Agro Rennes-Angers et publiée dans la revue scientifique Ecological Economics met en lumière l’impact environnemental positif des Cuma sur la réduction de l’utilisation des pesticides en France.

Publié le 20 janvier 2025

National

Cuma