Épandage de lisier : une démonstration et une expérimentation au service de l’agriculture de demain
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Le 13 mars dernier, la ferme Bellegarde du lycée agricole de Fonlabour (81) a accueilli une journée dédiée à l’épandage, mêlant démonstration de matériel et lancement d’une expérimentation portée sur quatre mois. Une action collective au croisement des enjeux économiques, agronomiques et environnementaux.
Organisée par la FDCuma du Tarn, la FRCuma Occitanie et la ferme Bellegarde, cette journée technique a rassemblé près de 90 participants, dont 70 élèves du lycée agricole de Fonlabour et de Flamarens de Lavaur ainsi qu’une vingtaine d’agriculteurs.
Au programme : une matinée autour du lancement d’une expérimentation visant à évaluer sur quatre mois l’impact des différents systèmes d’épandage sur les prairies et une après-midi avec le public autour d’interventions et de démonstrations de différents solutions d’épandage.






Grâce à la mobilisation des Cuma locales et des constructeurs, plusieurs équipements ont pu être présentés : Une tonne avec buse palette de la Cuma de Puygouzon, une tonne avec une rampe à pendillard de la Cuma d’Assou, deux tonnes avec rampe à patins et vidange montagne de PICHON SAMSON (Etablissement LACAN) et de JOSKIN (établissements Dupuy) ainsi que l’analyseur de lisier, Ana’lisier, et une rampe de 2nde monte (Vantage AM).
Les démonstrations ont été enrichies par les interventions des étudiants, de Sébastien Jalby, conseiller machinisme de la FD Cuma du Tarn, de la Plateforme Technologique PFT GH2O et de l’Institut de l’élevage (Idele) Les participants ont pu apprendre sur les différents types d’épandage, leur impact à la fois sur la qualité de l’air, l’apport agronomique des engrais organiques et les gains économiques possibles.
Cela a été l’occasion de sensibiliser les participants aux émissions d’ammoniac lors de l’épandage de lisier à partir de la méthode des tubes Dräger.
Ces tubes offrent la possibilité de voir l’invisible : la volatilisation de l’ammoniac dans l’air (coloration bleu du tube).
Ils nous permettent surtout de voir la différence d’émissivité des différentes technologies de répartition de lisier : à conditions de chantier équivalentes, nous avons pu voir en direct que la buse induit beaucoup plus d’émissions d’ammoniac qu’un équipement à pendillards, lui-même plus émissif qu’une rampe à patins.

Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet Val’OR, financé par le CASDAR et piloté par la FRCuma Ouest. Ce projet vise à mieux valoriser les engrais organiques sur les exploitations agricoles, avec un focus particulier en Occitanie sur l’épandage en zones de montagne.


Cette action illustre l’importance du collectif en Cuma pour faire évoluer les pratiques vers des systèmes toujours plus efficients et durables, en lien étroit avec la formation des futurs professionnels agricoles.
FOCUS sur l’expérimentation

Cette journée était l’occasion de lancer 4 mois d’expérimentation avec la Plateforme Technologique PFT GH2O !
L’objectif ? mesurer l’impact de la technique d’épandage du lisier sur la repousse de l’herbe destinée à la fauche et au pâturage. Les trois techniques d’épandage étudiées ici sont : la buse palette, le pendillard, la rampe à patins.
Lors de cette étude il sera suivi, pour les trois modalités d’épandage :
- La quantité d’azote et des autres nutriments (P, NO3, NH4 et N-organique) réellement apportée au sol
- La vitesse et la qualité de repousse de l’herbe
- La production de biomasse herbeuse à l’hectare et la qualité du fourrage
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