Autoguidage à la Cuma de Monesties (81) : le mix gagnant entre première monte et rétrofit

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Évaluation de systèmes d'autoguidage : retours de la Cuma de Monesties sur les systèmes d'autoguidage Claas et FJDynamics

Basée dans le Tarn (81), la Cuma de Monestiés réunit environ 60 adhérents en polyculture-élevage. Pour gagner en confort et en précision, notamment sur les chantiers de pulvérisation et de semis, la cuma a fait un choix stratégique : combiner des solutions d’autoguidage constructeur et des systèmes de seconde monte . L’objectif ? Équiper l’ensemble du parc de traction, du tracteur neuf à ceux d’occasion, pour que chaque utilisateur bénéficie de la technologie quel que soit le tracteur disponible.

Un investissement malin pour équiper tout le parc

La Cuma a investi de deux manières différentes pour un budget identique :

  1. système constructeur avec l’option intégrée à l’achat du tracteur Claas
10 000€ HT

pour l’option autoguidage

6adhérents

utilisent le tracteur, notamment pour tous les chantiers de pulvérisation

250heures

travaillés chaque année

  1. système de seconde monte FJDynamics (AT1) pour équiper les deux tracteurs d’occasion. Ce choix a notamment été motivé par la distribution de ce système par un concessionnaire local.
10 000€ HT

1 antenne, 1 console et 2 systèmes de direction

5adhérents

utilisent les tracteurs

500heures

travaillés chaque année

« Si on rapporte ce coût aux 1 600 heures réalisées chaque année, c’est très raisonnable »

Complémentarité : ergonomie vs polyvalence

Si la satisfaction est générale, l’expérience utilisateur varie légèrement :

3.9/5

Pour l’autoguidage FJDynamics

4.1/5

Pour l’autoguidage Claas

  • Le système Claas est jugé plus ergonomique et clé en main.
  • Le système FJDynamics demande plus de finesse au paramétrage. L’installation d’un volant électrique en seconde monte peut générer quelques à-coups qui nécessitent un réglage précis du concessionnaire pour stabiliser la trajectoire. Cependant son coût et la possibilité de l’installer sur tous les tracteurs en font une très bonne solution en 2nde monte.

Des usages multiples pour l’autoguidage : semis, travail du sol, pulvérisation

L’autoguidage s’est imposé sur tous les chantiers :

  • Pulvérisation : À la CUMA, la pulvérisation se fait en service complet, avec deux chauffeurs principaux.  Chaque campagne, l’équipe réalise entre 800 et 1 000 hectares traités, souvent sur des cultures comme le colza où les passages se répètent quatre à six fois.

« Au début, on suivait juste l’écran du pulvérisateur, et malgré toute notre attention, on se décalait parfois de 3 à 5 m après quatre ou cinq passages sur une parcelle de 5 – 6 hectares. Avec l’autoguidage, c’est précis, répétable et en plus, en enregistrant correctement les parcelles, on gagne du temps et on simplifie l’organisation »

Aujourd’hui, tous les pulvérisateurs sont connectés à l’Isobus du tracteur pour bénéficier de l’autoguidage et gérer les coupures de tronçons, ce qui permet d’optimiser les passages et améliorer la répétabilité sur chaque parcelle. 

  • Semis direct : la précision des lignes facilite le passage dans les couverts et améliore la régularité du semis. 

“Le tracteur en semis direct a fait près de 200 heures de travail supplémentaires car les personnes voulaient le système d’autoguidage pour ce chantier”

  • Travail du sol
  • Fauche : sur un groupe de 9 mètres, l’autoguidage permet de bien suivre la faucheuse ce qui peut être délicat.
  • Et même l’épandage de fumier, preuve que la technologie s’est imposée dans toutes les utilisations.

Verdict : Une stratégie payante pour la Cuma

La Cuma de Monesties montre qu’il est pertinent de mixer les solutions. La première monte assure un confort total sur le matériel neuf, tandis que le rétrofit permet d’équiper les tracteurs plus anciens pour un coût maîtrisé. Cette stratégie permet à chaque utilisateur de bénéficier de l’autoguidage, quel que soit le tracteur utilisé.
L’autoguidage sur l’ensemble des tracteurs a démontré des gains concrets : moins de moins de recroisements et de manques, donc  des économies de carburant et d’intrants, plus de régularité, moins de fatigue et de stress et un gain réel de confort et de temps pour les chauffeurs.

« L’autoguidage quand on le teste, il n’y a pas de retour en arrière : l’essayer c’est l’adopter ! »


Découvrez le témoignage en images du référent tracteur de la cuma, Christophe Ricard. Il explique comment ils ont été amenés à s’équiper des deux technologies et l’impact réel sur leur quotidien au champ.

Projet

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